Après avoir assisté aux deux webinaires de TTCAN de sensibilisation générale (un en anglais et un en français) qui ont fourni un contexte historique concernant l’égalité des genres, j’ai personnellement acquis beaucoup de connaissances sur les problèmes historiques au fil des ans, et combien de temps cela prend pour faire un «vrai» changement.

Certaines actions sont faciles et dépendent uniquement de considérations économiques et de décisions de la direction du sport, telles que «bourses de valeur égale», «nombre égal d’inscriptions», etc.

Si l’on regarde le progrès réalisés au Canada en tennis de table en ce qui concerne la participation des femmes à nos compétitions, le nombre est passé de 15% à 18% au cours des 25 dernières années. Il s’agit d’une très faible augmentation, même si elle est contraire à la tendance générale du sport au Canada où il y a en fait une diminution du nombre de femmes participant au sport (réf. Le rapport Rally 2020).

Grâce aux efforts du gouvernement canadien (financement spécial) et à tous les efforts déployés au Canada, le résultat est une DIMINUTION du nombre de femmes dans le sport. Quelque chose ne va pas !

Assurer l’équité et l’égalité des genres n’est pas difficile. En fait, nous pouvons le faire presque du jour au lendemain, mais augmenter le nombre de participantes est un défi pour lequel nous ne semblons pas avoir la bonne réponse.

Chaque jour et chaque année, nous entendons de plus en plus parler des raisons pour lesquelles il y a un abandon des filles participant au sport. La liste est longue. Nous (tous les sports) faisons de notre mieux pour offrir des chances égales aux filles et aux garçons, mais le problème est plus profond et ne semble pas être dans notre capacité à le résoudre. Comme l’a dit à juste titre Paul Noël (entraîneur provincial de la Saskatchewan TTA) lors du webinaire en français, le problème est beaucoup plus profond qu’on ne le pense et commence au stade de la transition de l’école primaire au secondaire et au-delà. Ce n’est pas à la portée de l’association nationale (ni même au niveau provincial/territorial).

Lilamani de Soysa, la présentatrice des webinaires, avec sa vaste expérience dans le monde entier, nous a avertis très clairement: «Avant de vous lancer dans un programme de développement, assurez-vous d’aborder les raisons pour lesquelles les filles abandonnent ou ne commencent même pas dans notre sport». Elle a ajouté: «Ce n’est pas seulement une question de genres, c’est aussi une question de gouvernance».

Donc, en tant que président de TTCAN, je vous demande à tous de nous envoyer de nouvelles idées créatives que nous pouvons mettre en œuvre pour augmenter le nombre de femmes dans notre sport. Envoyez vos idées à: ttcan@ttcanada.ca

Adham Sharara, Président

7 décembre 2020