Dans le cadre d’une initiative importante de l’Association canadienne des entraîneurs (ACE), quinze organisations sportives de partout au pays ont été sélectionnées pour participer au projet Femmes et égalité des genres Canada. Nous sommes honorés de faire partie de ce programme inspirant, qui vise à soutenir les entraîneurs et les athlètes. Alors que nous approfondissons cette initiative, nous avons discuté avec nos mentors et mentorées, cette fois-ci c’est Maxime Surprenant, un entraîneur chevronné du Québec qui a accepté d’être le mentor de la Britano-colombienne Rose Huang.

Maxime nous fait part de ses réflexions sur l’importance du mentorat, de ses attentes pour le lancement prochain à Ottawa et de l’impact d’avoir des mentors dans son propre parcours d’entraîneur.

Vous avez une expérience remarquable en tant qu’entraîneurs, pourquoi avoir accepté le rôle de mentor?

– Je crois qu’en tant qu’entraîneur une grande partie de notre rôle est d’aider les athlètes à atteindre leurs objectifs et faire face aux obstacles qui seront sur leur chemin, le même principe s’applique aux entraîneurs qui vont aussi avoir des défis à relever. Selon moi, il est primordial que les entraîneurs se développent autant que les athlètes et le mentorat est une très bonne façon d’y arriver. J’ai accepté le rôle de mentor car il me permettra de partager mon expérience et de remettre en question certaines de mes pratiques dans le but de devenir un meilleur entraîneur.

Durant les 2 jours à Ottawa, le projet sera lancé, quelles sont vos attentes ?

– J’ai bien hâte de pouvoir discuter de différentes approches d’entraînements et méthodes de préparations avec d’autres mentors et mentorés pour élargir mes horizons. Je suis certain qu’on y fera des échanges très intéressants. 

Le programme de mentorat est chapeauté par l’ACE, comment voyez-vous cet apport?

– Je trouve que ça rend le tout très crédible, ACE est une organisation qui aide les entraineurs à se développer depuis plusieurs années et elle a acquis une expertise pour organiser des évènements comme celui-ci. 

Avez-vous bénéficié d’un mentor lorsque vous avez débuté votre carrière. Si oui, comment cela vous a-t-il aidé et sinon qu’est-ce que vous auriez apprécié?

– Oui j’ai eu la chance d’avoir plusieurs mentors, le principal a été Marles Martins. Il m’a aidé a m’organiser et à développer mon propre style et ma philosophie d’entraîneur selon mes valeurs. Il était disponible pour répondre à mes questionnements et inquiétudes. En fait, c’est toujours le cas aujourd’hui, je sais que je peux lui poser des questions et qu’il sera disponible pour me guider.  

Si vous aviez une baguette magique, que feriez-vous pour faciliter le parcours des jeunes d’entraîneures ou pour améliorer la scène du tennis de table au Canada?

– J’aimerais qu’on puisse se réunir plus souvent après les compétitions pour avoir des échanges concrets sur ce qu’on a observé et qu’on partage nos idées sur les points à travailler et améliorer. C’est souvent un travail qui se fait chacun de notre côté, je crois que ça pourrait être bénéfique de rassembler tout le monde ensemble en incluant les plus jeunes aussi.

Alors que nous nous lançons dans ce parcours transformateur, les réflexions de Maxime nous rappellent le rôle essentiel que joue le mentorat dans l’avenir du coaching au Canada. Son engagement à favoriser la croissance et la collaboration entre les coachs témoigne des changements positifs que ce programme vise à réaliser.