Tennis de Table Canada est ravi d’accueillir de nouveau Dora Kurimay, l’une de nos intervenantes les plus marquantes dans le cadre de notre Série de développement professionnel pour les entraîneurs. Sa première présentation a été chaleureusement reçue, et nous sommes très enthousiastes à l’idée de l’accueillir une deuxième fois, pour aller encore plus loin dans les stratégies mentales concrètes à adopter en tant qu’athlète ou entraîneur. Sign up here: https://forms.gle/Mr46616wMoxtwbAE9
Ne manquez pas sa séance le 7 mai à 19 h (HAE), où elle explorera des outils pratiques pour développer la force mentale — non seulement pour la compétition, mais pour la vie quotidienne.
Avant l’événement, nous lui avons posé quelques questions sur son parcours et ses convictions.
Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours et de ce qui vous a amenée à vous spécialiser en performance mentale?
J’ai grandi à Budapest, en Hongrie, dans une famille très axée sur le sport. La question n’était pas de savoir si j’allais faire du sport, mais lequel. J’ai tout essayé — ski, football, tennis, voile — mais c’est le tennis de table qui m’a conquise. J’ai commencé à jouer au Statisztika, le seul club féminin de tennis de table à Budapest, grâce à une cousine, joueuse professionnelle. C’est là que tout a commencé.
Par la suite, j’ai eu la chance de voyager dans le monde entier, de concourir à un haut niveau, et surtout, de développer une passion pour la psychologie du sport.
Mon père était psychiatre, donc j’ai été exposée très jeune aux théories de Freud, Jung, et Fromm. Mais c’est en tant qu’athlète dont une blessure à la cheville que j’ai compris l’impact fondamental de l’esprit sur la performance. Le travail avec un psychologue sportif m’a permis de découvrir le “flow”— et cela a tout changé.
Aujourd’hui, je combine mon expérience dans le sport de compétition avec des diplômes avancés en psychologie et en psychologie du sport pour entraîner des athlètes, entraîneurs, équipes et leaders à atteindre leur plein potentiel — sur le terrain et en dehors.
Quelles expériences ont façonné votre approche de la préparation mentale?
Être athlète d’élite m’a appris que la réussite dépasse de beaucoup la force et les habiletés physique, il faut apprendre à gérer l’adversité. J’ai appris à me concentrer sur ce que je pouvais contrôler : mes efforts, mon état d’esprit, ma préparation et mon attitude.
Voici les piliers que j’enseigne aujourd’hui :
– Attitude : Rester positif même dans les moments difficiles
– Motivation : Reconnecter avec son « pourquoi »
– Définition d’objectifs : Fixer des objectifs réalistes et axés sur le processus.
– Respiration et dialogue intérieur : Utiliser des techniques d’apaisement et d’affirmations.
– Routines entre les points : Utiliser des rituels entre les points pour accroître la confiance et la concentration.
– Préparation au jeu : Créer des rituels qui renforcent la confiance.
– Nutrition, hydratation, sommeil et récupération : Équilibrer l’entraînement physique et la santé mentale.
J’ai également vécu dans différents pays, me suis adaptée à de nouvelles cultures et me suis relevée de mes échecs. Ces expériences m’ont aidé à développer une approche holistique, où de petites habitudes mentales constantes mènent à de grands résultats, dans le sport et au-delà.
Pourquoi la performance mentale est-elle si importante pour les athlètes et les entraîneurs?
La performance mentale est ce qui permet aux bons athlètes de devenir de grands athlètes – et aux grands athlètes de devenir constants.
Pour les athlètes, tout est question de résilience, de confiance et de sang-froid. Des outils comme la visualisation, le dialogue intérieur et les routines de préparation les aident à rester concentrés, à gérer leur stress et à rebondir après leurs erreurs. Tout comme la préparation physique, les habiletés mentales doivent être entraînées régulièrement.
Et pour les entraîneurs, c’est crucial. Vous façonnez la culture de l’équipe. En intégrant des stratégies mentales, vous offrez un espace sécuritaire, soutenant, où les athlètes peuvent grandir — non seulement comme compétiteurs, mais comme personnes.
Ce n’est pas qu’une question de performance. C’est une question de bien-être, d’équilibre et de longévité dans le sport.
Pouvez-vous partager une histoire de réussite liée à la performance mentale?
Au début de ma carrière, je me suis fracturé la cheville. La guérison physique fut difficile, mais la vraie bataille était mentale. Je doutais de tout. Est-ce que je pouvais encore faire confiance à mon corps?
C’est à ce moment-là que j’ai adopté les stratégies mentales : visualisation, affirmations, routines. Elles m’ont permis de revenir plus forte — et ont jeté les bases de ma philosophie en tant qu’entraîneure.
Depuis, j’ai travaillé avec une nageuse olympique qui souffrait d’anxiété de performance. Ensemble, nous avons mis en place des rituels de respiration et de concentration. Elle est passée d’un état de tension à un état de calme, préparée et confiante.
Un autre exemple : un joueur de squash universitaire qui s’effondrait sous la pression. On a créé un script de visualisation, des routines entre les points, un rituel post-erreur — et son jeu s’est transformé.
Ces petits changements mentaux créent de grands résultats pour les athlètes, entraîneurs et leaders.
Un dernier mot pour les entraîneurs qui participeront à la séance?
Vous avez un impact immense comme mentor, leader et modèles.. Vous ne formez pas seulement des athlètes, vous formez des humains. Chaque stratégie mentale que vous intégrez devient une habileté de vie pour vos athlètes.
Enseignez-les à focaliser sur le processus, à accepter les défis, et à prendre soin de leur santé mentale. Votre influence dépasse largement le tableau de pointage.
Merci pour votre travail, votre passion, et votre ouverture à intégrer la dimension mentale dans votre coaching.
J’ai hâte d’échanger avec vous le 7 mai à 19 h (HE) !











