Il y a un an, j’ai écrit deux messages en tant que président de TTCAN. Le premier message était à la fin de l’année (25 décembre 2020), qui remettait en cause la validité des « évaluations des risques » dans une année imprévisible. Vous pouvez le trouver ici:

https://ttcanada.ca/lannee-2020-etait-elle-previsible/?lang=fr

J’ai également écrit un autre message le 30 décembre 2020 pour préparer la nouvelle année 2021, intitulé « Le Saut de 2020 à 2021 » dans lequel les réalisations de l’année 2020 étaient indiquées ainsi que les objectifs pour l’année à venir. Vous pouvez le trouver ici:

https://ttcanada.ca/le-saut-de-2020-a-2021/?lang=fr

Je vous suggère de lire les deux articles ci-dessus avant de poursuivre votre lecture.

Cette année, j’ai réfléchi au type de message que j’enverrais à la communauté canadienne du tennis de table en des temps aussi imprévisibles et difficiles. Je suis une personne très optimiste par nature, mais en même temps je suis une personne très pragmatique. Ces deux traits vont bien ensemble dans mon cas et pourraient être appelés « optimisme prudent ».

Donc, étant prudemment optimiste, je peux dire que les deux dernières années nous ont appris de nombreuses leçons précieuses.

La première leçon : Personne ne sait vraiment ce qu’il fait. Mais chacun fait de son mieux pour faire ce qu’il pense être la bonne chose à faire. Jusqu’à présent, la pandémie a fait des ravages, mais il est remarquable de constater la résilience et la persévérance dont beaucoup ont fait preuve.

La deuxième leçon : Nous dépendons totalement de notre gouvernement. Sans l’aide financière fournie par nos gouvernements, à tous les niveaux, aux entreprises et surtout au sport, nous ne serions pas en mesure de survivre à cette pandémie. Nous devons particulièrement être reconnaissants à Sport Canada pour son aide financière et sa flexibilité durant cette période très difficile. Je critique plusieurs méthodes et procédures de Sport Canada, mais je dois remercier Sport Canada pour son aide pendant la pandémie. Leur soutien financier et leur flexibilité ont permis à notre sport de naviguer plus facilement à travers les méandres de ce long virus résilient en constante évolution. Au nom de notre communauté de tennis de table, je remercie Sport Canada pour son aide.

La troisième leçon : Nos athlètes sont résilients. Bien que notre équipe nationale a confrontée des conditions terribles concernant les possibilités d’entraînement au milieu des fermetures constantes et répétées, nos meilleurs joueurs ont trouvé des moyens de s’entraîner en privé du mieux qu’ils pouvaient. De plus, notre consultant de haute performance a organisé des opportunités d’entraînement spéciales pour nos olympiens afin de les préparer pour les Jeux olympiques de Tokyo. À mesure que les installations d’entraînement s’ouvraient graduellement, un camp d’entraînement spécial de sélection a eu lieu en août pour sélectionner les joueurs juniors pour les championnats panaméricains juniors. Puis une avalanche de participation internationale s’est produite aux Pan Am Juniors (République dominicaine), Pan Am Seniors (Pérou), aux Championnats du monde (Houston, États-Unis), aux Jeux panaméricains juniors (Colombie) et enfin aux Championnats du monde juniors (Portugal).

La quatrième leçon : TTCAN est résiliente. Dans des circonstances très difficiles et avec des restrictions et des limitations très strictes, TTCAN a réussi à organiser les Championnats canadiens senior et junior 2021 à Laval, Québec, au début du mois d’octobre. Cela n’aurait pas été possible sans la grande aide et le travail acharné du Club TT Reflexe de Laval, de la Fédération de TT du Québec, de nos arbitres et juges-arbitres de partout au Canada et de toutes les associations provinciales/territoriales membres qui ont participé à cet événement très spécial. .

La cinquième leçon : Nous sommes allergiques à l’OR. Bien que nos athlètes aient remporté de nombreuses médailles d’argent et de bronze lors des tournois internationaux organisés au cours du dernier trimestre de l’année, nous n’avons pas obtenu l’OR. Bien que certains de nos joueurs aient obtenu d’excellents résultats, meilleurs que prévu, l’or leur a toujours échappé. Un facteur principal qui était très évident est que nos joueurs manquent de « sensibilité à la compétition » au plus haut niveau. D’autres pays sont restés ouverts et ont organisé des compétitions et des ligues pendant la pandémie. Dans notre cas, seules des pratiques limitées étaient possibles, et presque aucune compétition du tout à quelques petites exceptions près. Je félicite nos athlètes qui, de leur propre initiative, ont participé à des tournois aux États-Unis, ainsi que ceux qui, lorsque cela a été possible, ont participé à des événements internationaux à leurs propres frais. Même si certains ont été maintenus en quarantaine et ont dû manquer le tournoi (Italie). Le fait est que nous avons besoin d’or en 2022.

La sixième leçon : Les méthodes et structures traditionnelles ne fonctionnent plus. Le monde change rapidement, et nous devons aussi changer et nous adapter. Il est possible de trouver des façons créatives de pratiquer (coaching privé individuel, entraînement en petits groupes, coaching en ligne, etc.), mais nous devons trouver des moyens encore plus créatifs de garder nos athlètes de haut niveau « sensibles à la compétition ».

Que devons-nous changer ?

Voici une liste de souhaits du Nouvel An que j’ai en tête et qui doit être traduite en actions pratiques avant de nous lancer dans des plans complets à long terme :

  1. Aider nos athlètes à trouver un équilibre entre sport et études.
  2. Certifier autant d’entraîneurs que possible à tous les niveaux. Plus nous certifions, mieux c’est.
  3. Offrir autant de cours d’arbitres et de juges-arbitres que possible en ligne pour développer la prochaine génération d’officiels de tournois au Canada.
  4. Recruter des athlètes à la retraite pour devenir entraîneurs, arbitres et juges-arbitres.
  5. Créer de nouvelles opportunités d’entraînement et de compétition pour nos meilleurs athlètes de niveau provincial/territorial et national.
  6. Créer un nouveau système de compétition compte tenu des nouvelles réalités causées par la pandémie.
  7. Inclure de nouveaux types d’événements dans nos tournois pour les jeunes filles afin qu’elles restent intéressées à vie par notre sport.
  8. Utiliser le temps d’arrêt pendant la pandémie pour renforcer nos structures et planifier l’avenir.
  9. Lancer de nouvelles initiatives de marketing et de promotion pour trouver de nouveaux sponsors et réduire la dépendance vis-à-vis du financement gouvernemental.
  10. Augmenter les liens entre les programmes nationaux et provinciaux/territoriaux.
  11. Trouvons l’OR.

Étant optimiste, j’espère sincèrement que la vague actuelle du virus Corona et ses variantes est la dernière, et que nous pourrons faire de notre mieux pour rattraper le temps perdu. Mais aussi, étant une personne pragmatique, nous devons nous adapter et travailler dans les limites qui nous sont imposées en raison des restrictions pandémiques. Cela nécessitera de la créativité, de la persévérance et de la résilience.

Au nom du conseil d’administration et du personnel de TTCAN, je souhaite à toute la communauté du tennis de table au Canada une très bonne année et faisons en sorte que cette année soit une réussite, quels que soient les obstacles ou les difficultés auxquels nous sommes confrontés.

Adham Sharara

Président